Le fondateur

Mon parcours

Romaric, éveilleur de voix

Romaric
Éveilleur de voix

Originaire du Cameroun, j'ai baigné dès ma jeunesse dans un monde où le soin, la reliance et l'écoute du vivant font partie intégrante de l'existence.

Issu d'une longue lignée de soigneurs — entre arrière-grands-parents guérisseurs, grand-père infirmier et père médecin —, j'ai toujours eu en moi cette envie viscérale de soulager, d'aider et d'honorer le respect de chacun. Mais comme mon père me le disait en souriant, me sachant incapable de supporter la vue du sang : « Je ne ferais jamais un bon médecin de la chair ! » Qu'à cela ne tienne : je lui répondais que je soignerais autrement, car cette énergie du don et du service pour une cause plus grande m'animait profondément.

À cette époque, je ne pensais pas que ma médecine à moi passerait par le chant. Je revois des personnes généreuses, porteuses de belles valeurs, et pourtant dans la précarité. J'avais envie d'aider, sans savoir comment.

Du management à la transmission

Quand est venu le moment des études supérieures, j'ai choisi de travailler sur ce qui me semblait le plus utile : comment créer des entreprises qui ont du sens, et comment maintenir ce sens dans le temps. Ce fil rouge m'a mené en école de commerce, puis à un doctorat en sciences de gestion. Après une première expérience en banque, j'ai travaillé à l'accompagnement à la création d'entreprise.

Ces années m'ont appris à comprendre les organisations et les dynamiques humaines — et à mesurer les enjeux d'épanouissement intérieur des êtres, pour construire une société plus durable. La clé, c'est d'apprendre l'autonomie dans le respect des uns et des autres — tout ce que le chant, justement, sait enseigner.

De tous ces chemins, la transmission est celle qui a le plus résonné avec ce que je suis. Depuis plus de 15 ans, j'exerce avec passion comme formateur en management, dans cette posture de facilitateur qui aide l'autre à devenir autonome et créateur dans l'acquisition du savoir.

J'aime aider, accompagner chacun vers la meilleure version de lui-même ; voir mes étudiants grandir, comprendre, être heureux de ce qui leur est transmis. C'est pour moi une source d'épanouissement.

La voix comme chemin d'éveil

Je ne suis pas un chanteur au sens classique du terme. Comme une grande partie de l'humanité, j'ai découvert le chant à travers la radio et la télé. Mais mon histoire avec le chant comme voie intérieure d'apaisement et de libération s'est déroulée en deux étapes qui ont changé ma vie.

Première étape — Le souffle du Gospel. À Paris, j'ai vécu deux années intenses de Gospel avec l'école Blaiz Street Gospel. Une véritable école de la créativité et de l'apprentissage spontané, qui m'a fait découvrir le chant comme un puissant révélateur de confiance en soi. En m'imprégnant de la culture du negro spiritual — où le chant est un instrument de résilience, de partage et de dépassement de soi face aux coups durs de la vie —, j'ai compris quelle force intérieure la voix pouvait libérer.

Seconde étape — La tradition essénienne et le chant sacré. La rencontre avec la tradition essénienne, reliée au courant de Saint Jean et aux enseignements d'Olivier Manitara et de Peter Deunov, m'a fait découvrir l'art du chant sacré dans une dimension universelle. Celle-là même qui me replongeait dans mes racines et dans mon histoire.

J'ai rencontré là le chant non comme un loisir, mais comme un art de vivre harmonieux. Un art de reliance aux vibrations pures de la nature et de la vie, un moyen d'équilibrer en soi les influences lumineuses et les influences sombres. Plus qu'un discours abstrait, je l'ai vécu dans ma chair — moi qui m'étais construit jusque-là autour d'un mental très présent. Je me suis découvert à moi-même : un aspect de moi est apparu, un don qui était enfoui dans les forces du cœur.

Ce don, c'était de composer des mélodies pour honorer la vie, d'activer la joie par le chant, de redonner l'enthousiasme de mettre sa voix au service du sacré en soi. Pendant plus de dix ans, j'ai chanté, animé des cercles et composé des chants esséniens, expérimentant la voie royale du chant sacré comme art d'alignement intérieur : un espace universel qui rassemble, apaise, et desserre ce qui empêche d'être simplement heureux.

Le déclic et la naissance de l'École

À l'origine, je transmettais cette énergie par pur amour et amitié au sein de ma communauté. Mais lors de rites de passage et d'initiations esséniennes, j'ai eu un déclic : ce don de faire chanter, nourri par la mémoire des miens et par les traditions de sagesse, ne m'appartenait pas. Il devait être partagé pour enthousiasmer les êtres à retrouver la force de leur âme.

J'ai compris que je pouvais contribuer, à ma mesure, à cette quête d'authenticité et d'acceptation de soi. C'est de là qu'est née la méthode de reliance aux vertus par le chant. Le chant sacré est une famille ; le chant essénien en est une branche, celle où je puise depuis plus de dix ans. Cette méthode est ce que l'étude et l'expérience de ce chant m'ont permis de construire — et ce que je peux vous proposer aujourd'hui.

Mon invitation pour vous

Je souhaite vous faire découvrir le plaisir d'expérimenter votre voix — sans peur du jugement, ni obligation de croyance, de religion ou de bagage musical. La voix dans son rôle premier : être l'expression de la vie, de l'amour, du sacré qui nous relie à nous-même et à ce qui nous entoure.

Il n'y a pas d'obligation d'être essénien. Il y a une invitation à nourrir, par sa voix, ce qui est précieux en soi et en chacun.

Ici, la peur de la fausse note n'est pas un obstacle. C'est simplement une énergie à harmoniser pour laisser s'exprimer le plus beau et le plus vrai de vous-même.

Mon plus grand bonheur est de voir mes apprenants déposer leurs armures, oser donner de la voix, et rayonner du feu de la lumière qui est en eux.

C’est tout cet état d’esprit qui m’anime dans cette école de chant essénien qu’est La Voix des Vertus.

« Romaric ne se présente pas comme un prof de chant. Il ne m'a pas appris à manipuler mes cordes vocales. Il m'a accompagné à un certain endroit de moi-même. »

— Denis, 54 ans · Lire les témoignages